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JC86 - Fédération de la Vienne

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Discours introductif au banquet 2016 des Jeunes Communistes de la Vienne.

 
 

le 22 février 2016

 
 

Discours introductif au banquet des Jeunes Communistes de la Vienne

20/02/2016

 

Seul le prononcé fait foi.

Chers amis, chers camarades,

 

Pour la troisième année consécutive nous voici réunis autour des Jeunes Communistes et d’un repas, très bon à n’en pas douter, pour entamer une nouvelle année de luttes, de combats et je l’espère de victoires. Avant de parler de politique nous pouvons remercier tous les camarades de la JC qui se sont mobilisés en nombre pour réussir cette journée. Cette mobilisation est le reflet de notre organisation : jeune, dynamique et engagée. Une organisation pour la jeunesse qui veut construire un meilleur avenir, pour que les lendemains chantent à nouveau.

L’année 2015 s’est achevée dans la violence, 2016 lui emboite le pas sans changer de ton, et nous ne cessons de nous demander : « pourquoi et comment on est-on arrivé là ? ». Comment est-il possible dans une France riche comme jamais que nous soyons toujours plus nombreux à ne pas pouvoir manger à notre faim, à ne pas pouvoir se loger décemment ou se soigner. Nous cette génération à qui on ne cesse de répéter qu’elle vivra plus mal que ses parents, qu’elle est la génération sacrifiée. Génération sacrifiée, peut-être, mais par qui ? Sacrifiés par nos parents qui n’auraient pas pensé à ceux qui viennent ? Non je ne le crois pas, si nous sommes sacrifiés c’est pour satisfaire les appétits de quelques-uns. François Hollande disait : « mon véritable adversaire n’a pas de nom, pas de visage. Cet adversaire c’est le monde de la finance » ; et bien il se trompe. La finance a des noms et des visages : Bolloré et sa fortune équivalente à plus de 600 000 années de SMIC, Mulliez et ses 3,3 millions d’années de service civique, ou encore Bettencourt et son million et demi d’année de SMIC. Ces gens-là ne sont pas des fantômes sans visage comme on voudrait nous le faire croire, ils sont là au quotidien, à vouloir régenter nos vies pour mieux en profiter. Ils pavanent dans les salons ministériels et les grands palaces tout en demandant à leurs salariés de faire des efforts, de travailler plus pour gagner moins, de renoncer aux loisirs et à la famille pour travailler le dimanche. Mais ils ne sont pas seuls, leurs meilleurs alliés s’appellent Hollande, Macron, Valls, El-Khomri ou Claeys. Au quotidien ils protègent et servent les intérêts des financiers. L’adversaire s’est transformé en allié puis en maitre. S’ils ont toujours été là, jamais ils ne se sont autant montrés, distillant sans vergogne leur fiel libéral, leur violence économique. Notre nouvelle ministre de l’esclavage a bien appris sa leçon et nous propose tout simplement de revenir au XIXème siècle : semaine de 60h, possibilité de licencier sans motif, baisse des salaires, remise en cause de l’existence du CDI. Gattaz et le MEDEF se frottent déjà les mains de voir leurs exigences les plus folles assouvies par leurs dociles serviteurs. Ces intégristes du capitalisme sont le plus grand danger pour notre avenir, ils jouent avec nos vies, afin de remplir leurs comptes en Suisse. Ces intégristes portent la responsabilité de la violence perpétuelle dans notre société, la misère et les humiliations permanentes  sont le terreau sur lequel prospèrent les replis communautaires et les intégrismes religieux de tout bord.

Les extrémistes ne se trouvent pas qu’en Syrie ou en Irak. Les intégristes religieux et identitaires qui veulent nous faire croire que seul leur vision de l’histoire est la bonne, que si le monde va mal c’est dû aux homosexuels, aux femmes ou aux étrangers. Il en existe au plus près de nous, en France. Voyez à Migné-Auxances le Front National insinuer que l’accueil de réfugiés va faire baisser le niveau scolaire des enfants et faire exploser la criminalité. Voyez le site Riposte Laïque sans prendre, sans fondement, à un calligraphe de Montmorillon afin de distiller sa haine islamophobe. Voyez le rédacteur en chef de Rivarol regretter le pétainisme et l’antisémitisme d’état. Je m’arrêterais là tant la liste est longue. Ils attisent la haine, veulent nous dresser les uns contre les autres mais jamais ne s’attaquent au système. Alors qu’ils divisent, nous rassemblons. Nous voulons rassembler la jeunesse de France afin de ne pas vivre en état de guerre permanent que le gouvernement nous impose par l’Etat d’urgence qu’il prolonge et cherche à constitutionnaliser. Nous refusons de croire en l’existence d’un ennemi de l’intérieur. Face à la violence des terroristes, la réponse du gouvernement n’est que répression et surveillance. Jour après jour nous glissons vers un état policier et sécuritaire, sans jamais remettre en question les raisons de cette montée en puissance des forces terroristes. Rappelons-nous qu’au commencement d’Al-Qaïda se trouvent les moudjahidines afghans, armés et formés par les USA. Rappelons-nous les multiples offensives guerrières des pays de l’OTAN en Lybie, en Irak, en Afghanistan... qui ont ravagé et détruit des états entiers, déstabilisé des régions entières. Ces offensives n’avaient pour but que de défendre les intérêts économiques des grandes puissances impérialistes sans se préoccuper des populations. Des millions de morts pour satisfaire les appétits des marchands d’armes et des multinationales de l’énergie. Pendant que des millions de réfugiés sont refoulés à la mer par leur Europe Forteresse ils prennent le thé avec les banquiers qataris de DAESH tout en prétendant combattre le terrorisme. Ils préfèrent soutenir Erdogan qui fait passer le pétrole du terrorisme plutôt que les forces progressistes kurdes. Ils répriment les militants pacifistes ou écologistes, les ouvriers qui défendent leur usine, les citoyens qui défendent le cadre de vie dans leur quartier. Et c’est à eux que nous devrions confier notre avenir ? Ceux qui attisent le racisme, ceux qui professent le mépris de classe au quotidien, ceux qui écrasent les petits pour nourrir les gros ?

Nous leur disons clairement non ! Nous n’acceptons pas de ne voir dans la vie que compétition, concurrence et choc des civilisations. Nous allons nous débarrasser de ces parasites financiers, de ces intégristes de tout poil qui brisent nos vies. La France regorge de citoyens qui se mobilisent ; que ce soit pour empêcher l’expulsion de leur camarade de lycée, pour améliorer la vie des étudiants dans les cité-u, pour tisser des liens entre les générations, pour faire vivre la mémoire de ceux qui se sont battus pour vivre mieux. Ces millions de français sont une force en mouvement qui aspire à vivre mieux, en paix. Nous leur disons qu’ils ne sont pas seuls et que nous serons toujours là pour marcher à leurs côtés. Nous jeunes communistes voulons être une force motrice pour avancer vers le rassemblement des progressistes du pays. Pour sécuriser nos vies et nos parcours, pour conquérir la République sociale. Pour que nos enfants ne connaissent plus les massacres de palestiniens, qu’ils ne connaissent plus l’austérité, pour que les services publics soient leur base à tous, pour qu’aucun ne reste sur le bord de la route à cause de son origine.

Nous pouvons beaucoup, nous aurons beaucoup. Le rassemblement majoritaire ne se fera pas sans rupture nette avec le capitalisme. Aucune force ne peut le décréter, aucune force ne détient la seule vérité. Il faut construire du commun, écouter et apprendre des attentes populaires. Il ne faut plus seulement que nous souhaitions mieux vivre, il nous faut changer la vie. Pour conclure je citerais ces quelques vers de Paul Vaillant-Couturier qui sont bien plus éclairant qu’un long discours.

« Comme un torrent qui se déploie

Courons, dansons, rions, luttons

Avec tous ceux que nous gagnons

Brisons la chaîne qui nous broie

Vivent la paix, la liberté !

Notre printemps veut un été de joie »

Paul Vaillant-Couturier, Jeunesse

 

Discours introductif au banquet 2016 des Jeunes Communistes de la Vienne.